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Récit du 26 Juin 2017 pour la course 80 km du Mont-Blanc

Voir le récit : Une aventure incroyable, 40Photo(s), 75commentaire(s), 1184 lectures

Récit du 11 Avril 2017 pour la course Ultra Montée du Salève

Voir le récit : Objectif 1000 bornes... non, 1000 mètres!, 19Photo(s), 10commentaire(s), 345 lectures

L'expédition La Pérouse

Par Benman - 07-03-2017 22:32:49 - 13 commentaires

Nous sommes en 1785.

le roi Louis XVI donne ses dernières instructions à Jean-François de Galaup, comte de la Pérouse pour partir galoper autour du globe avec ses voiliers l'Astrolabe et la Boussole.

Un bout seul dans l'océan, La Pérouse est prêt à le réaliser. il va falloir mouiller le bateau pour cela.

Mais la Pérouse est le plus pur exemple de navigateur qui voit plus loin que sa frontale. Il symbolise les Lumières à lui tout seul par sa soif de savoir, de découverte et de science.

Louis XVI, le doigt dans la mer. De La Pérouse, il cherchera la trace bientôt. 

 

Mais s'aventurer dans "le grand Océan" à cette époque est une grande aventure:

Le grand explorateur britannique James Cook a disparu à Hawaï en 1779, transformé en Cookie par des indigènes cannibales juste après avoir découvert les ïles Sandwich.

Cook, cuisiné par des indigènes.


Encore avant, Bougainville avait montré la voie. Cet explorateur au nom fleuri avait réalisé le tour du monde sur sa frégate la Boudeuse  . Il avait même emmené avec lui un homme, Jean Baré , qui s'avéra au milieu de l'océan être une femme (Jeanne Barret), qui sera du coup la première à faire le tour du monde De là est née (ou pas) l'expression "être mal barret ".

Ses récits en 1771 avaient fait se pâmer les politiques de l'époque qui voyaient là une occasion d'assouvir leur soif de découvertes. En effet, la découverte de quelques terres vierges pourraient permettre de fixer d'intrépides pionniers qui iraient à leur tour y féconder de non moins vierges jeunes indigènes, pour la gloire et le rayonnement du royaume.
Vu de notre époque, faire le tour du monde juste pour s'enfiler deux ou trois vahinés, c'est gonflé quand même.

Mais les découvertes de l'époque avaient un but avant tout scientifique. Bougainville s'avérera un botaniste pointu, mais aussi un sacré petit faiseur de buzz autour du mode de vie polynésien. Il décrit dans ses récits la sexualité un poil libre des polynésiens, qui se rapprochent ainsi de la nature.

Donc notre très pieu(x?) Louis XVI est captivé par ces récits exhaltant la douceur de la vie et des moeurs polynésiennes.
N'ayant pas l'intrépidité d'aller lui-même vérifier si c'est aussi bien là-bas qu'on le dit (certains auraient dit qu'il n'en aurait pas mis sa tête à couper) , le roi fait donc monter une expédition... tadaaaa... comme seule la France sait en mener.

Evidemment, ce n'est pas uniquement pour vérifier les moeurs australes que notre débonnaire roi fait mener cette expédition, mais tout autant pour apporter des compléments scientifiques aux 3 récits mitonnés par James Cook lors de ses précédentes expéditions. Certains diraient aujourd'hui qu'il préférait le sextant à la sextape...

Donc, en 1785, La Pérouse quitte Brest et le royaume pour commencer un tour de monde, entouré de nombreux scientifiques et naturalistes.

Le cap Horn est passé dès janvier, l'île de Pâques doublée peu après le triduum pascal. L'expédition se poursuit en Alaska, puis en Californie où tout le monde note qu'on se caille moins dans le coin que le colin en Alaska.

C'est ensuite depuis Macao que sont envoyées les premières nouvelles fraiches à destination du royaume. Donc ce n'est pas Macao qui a mis KO l'expédition, qui repart à destination des côtes japonaises et coréennes, puis russes.

C'est débarqué depuis le Kamchatka que Barthélémy de Lesseps, l'oncle du futur constructeur du canal de Suez va donner des nouvelles de l'expédition sur les réseaux sociaux du royaume. Lesseps avait atteint la France, en traversant la Sibérie après un an de voyage à pieds sans passer par la Chine. Il ramènera également quelques pièces de monnaie exotiques qu'on appellera rapidement dans le royaume "Lesseps pistoles". 

Le Pacifique n'a bientôt plus de secrets pour l'expédition. Bref, notre La Pérouse est un explorateur complet, qui fait maintenant route vers le Pacifique sud et l'Australie qu'il atteint au début 1788.

Il n'oublie pas de poster quelques nouvelles sur les fastes books locaux, et appareille vers la Nouvelle Calédonie.

La trace de La Pérouse se perd à cet endroit. Commence alors une des grandes énigmes des explorations maritimes.

Une expédition de secours est affrétée en 1791. elle retrouvera des traces de l'expédition en nouvelle Calédonie, des probables preuves également de l'existence de survivants, mais finalement rien de concret.

Louis XVI qui ne sait plus où donner de la tête demandera avant de monter à l'échafaud si on a des nouvelles de ce M. de la Pérouse. 

Ce n'est que bien plus tard que des traces des 2 bateaux, échoués sur des récifs coraliens seront retrouvées, respectivement en 1826 et 1964, au large des îles Salomon. Les restes des 2 bateaux sont maintenant exposés aux musées maritimes d'Albi et de de Paris.

Il y a des endroits où il ne fait pas bon y échouer... Salomon: l'aventure au bout de la rame.

 

Evidemment, certains esprits grincheux diraient que tout ceci ne serait pas arrivé s'il s'était arrêté aux îles Raidlight et non aux îles Salomon, mais je n'irai pas plus loin, nous sommes sur un blog d'histoire, et certainement pas de course à pieds.

Au fait, pourquoi je vous parle de tout cela?

Ben simplement parce que de  dimanche, je suis allé me balader autour de la ferme de La Pérouse du côté de chez ouam.

ça m'a donné envie du coup de découvrir qui était ce La Pérouse, qui a donné son nom à cette ferme où courent partout des petits lapins quand on vient y poser ses baskets.

J'y ai fait des rencontres intéressantes moi aussi dimanche matin, que j'ai détaillées...

 dans ce petit récit imagé.

 

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Récit du 07 Mars 2017 pour la course Trail de la Pérouse - 26 km

Voir le récit : La Pérouse, un trail pour faire le buzz, 33Photo(s), 10commentaire(s), 320 lectures

Coupure... un billet un peu cru.

Par Benman - 21-12-2016 00:31:54 - 41 commentaires

 "J'ai coupé."

"Mais non, je me suis coupé, on dit." 

"Non, j'ai coupé. "

On va pas y couper, ce genre de réflexion à la maison nous est tous déjà arrivé. 
Le corps a besoin de se reposer de temps en temps, et de couper. L'hiver est souvent une bonne période pour profiter un peu des journées raccourcies pour changer un peu d'activités, et lâcher la course à pieds.
Voilà, c'est mon cas. J'ai coupé... 

Des fois, quand on coupe, ça donne ce genre d'ambiance cosy:

 

Mais ça va 5 minutes de faire le bellâtre dans les halls des malls.

Pour une bonne coupure, rien de mieux qu'une bonne sortie vélo bien saignante pour se remettre en selle.

Mais alors c'est plus une coupure me direz vous?
et puis... avouons le, une coupure à vélo... ben  c'est quand même une coupure: on n'est pas fatigué pareil, on n'a pas mal aux mêmes muscles.
Bref, la coupure, c'est fait pour vérifier que le guerrier peut cicatriser d'une saison bien remplie.
Bref, traiter le mâle par le mal.

Et du coup, trop content de regonfler mon vélo de route qui était encore plus crevé que moi, je brave le froid du matin, la bise à madame, et c'est parti pour un tour de roues cool.

 

L'ambiance est un peu glacée quand je prends le départ. Mais je suis un peu givré, tout va bien.

 

Bon, je profite de tenir le crachoir pour vous présenter un peu les jolies routes de mon coin.

 Nous voici à Baulme la Roche.

J'ai fait l'école d'escalade buissonnière ce matin.

 

Nous sommes en fait en Bourgogne, patrie des chateaux doux et des tuiles vernissées.

Le soleil a rendez-vous avec moi ce matin. Je commence par un plat de résistance douce. Les côtes sont au loin. Elles seront bientôt à côté, même si je suis loin de voler.

Mon vélo réclame une pause au soleil. je lui accorde le droit de contempler le paysage qui s'offre à nous.
La descente se passe bien mieux à vélo qu'en course à pieds.
Merci pour cette coupure qui m'ouvre l'esprit pour regarder au loin. Et au loin, c'est maintenant tout proche... c'est Mâlain qui est devant ma main.

A l'entrée de Mâlain, le diable se dissimule dans les arbres. Je suis prévenu, il va falloir être malin à Mâlain.

 mince, c'est Mâlain, priorité à droite... dans ce trou, n'y aurait-il  que des amateurs de Fillon?

 

Mais Mâlain est d'abord connu pour son château qui domine les champs et le petit clocher.

La route s'élève à nouveau. Je pédale maintenant en direction d'Urcy.

Cette montée d'Urcy est le théatre tous les ans d'une course de côtes endiablée entre voitures de collection. on y trouve tous les gros bonnets de la course automobile.
Je monte à mon rythme de coupeur de citrons; je suis en sursis arrivé à Urcy.  

Mais cette côte va bientôt m'amener en direction de LA Côte: ligne de pente bénie des dieux -Dionysos en particulier- qui a donné son nom au département de la Côte d'Or.

Quelques doux noms vont bientôt me ramener sur la Côte, là où l'amer n'a pas de place dans les palais. 

Je me hâte. une matinée boudin est toute proche sur le plateau. Il ne faut pas en faire un fromage, mais ne boudons pas notre plaisir.  
Je me rappelle alors que ne suis pas venu là pour du boudin. Un autre panneau indicateur attire mon oeil pas encore rincé.

Oui, le boudin c'est trop saignant pour une coupure. Je préfère la sensation bénie des caudalies.
Après quelques descentes, me voici arrivé à proximité des caves. mon effort n'aura pas été vin... 
Après le boudin au fromage servi sur le plateau, il ne manque qu'un grand cru pas sec pour arroser tout cela.

Nous sommes en décembre, le raisin est-il  déja mûr?
Vais-je découvrir derrière ces murs, dans ces riches bourgs quelque merveille inconnue?

Je commence à rêver en pédalant. Mon bidon posé sur le vélo va plusieurs fois voir rouge, puis devenir blanc. Il va falloir se contrôler pour ne pas terminer trop vert, à pieds...

Je suis à Vosne-Romanée, patrie des plus grands vins du canton, de la côte de Nuits, de la Bourgogne, de la France, non... du monde. 

Allez, je commence le tour du propriétaire en démarrant par la grande rue, derrière l'église, comme il se doit.
Et là, le recueillement est de mise.


Je ne suis pas un saint, vivant dans cette région sans me rincer l'oeil.
Mes gourdes sont prètes pour accueillir le saint nectar, qui est à la Bourgogne ce que le Saint Nectaire est à l'Auvergne.


Le vélo fait une pause pendant que son propriétaire se concentre sur la suite du programme.
Romanée, oui, mais le Conti y est-il?

Oui, ma vue est bonne. Au diable l'Etiquette, je prends la pose et une petite pause. Celui qui a bu a cru.
Moi je ne peux boire sans croire qu'ici, Dieu existe.

 

Les habitants de cette région peuvent poser quelques trophées ou pattes de lapin sur leur maison, ils sont bénis. oui oui


Je reprends la route pour quelques nouvelles découvertes qui m'emmènent vers un clos depuis lequel des moines cisterciens commencèrent au XIIIème siècle à faire rayonner leur abbaye Cîteaux construite.

Le pape Alexandre III (1159-1181), probablement un jour où il faisait le pont, écrivit une bulle citant le terroir de Vougeot. C'est la trace la plus ancienne d'une appellation à laquelle je voue jolie allégeance.
Eh oui, c'est donc une bulle papale qui a déclenché tout ça - je précise pour ceux qui ne sauraient pas, qu'un pape communique par bulles... c'est comme ça... et je n'ai pas dit qu'il réfléchit des bulles-.
Cela dit, si on n'était pas croyant à l'époque, pour ne pas se prendre un savon, il fallait se munir d'un gilet pare-bulles.

Pour éviter qu'il y ait plus de bulles au milieu de ce vin tranquille, les moines firent contruitre un clos. Il prit donc le nom de clos de Vougeot. Les vins du Clos de Vougeot trouvèrent vite leur place dans toutes les bonnes tables du royaume, notamment en Avignon, où plein de papes oisifs, pas toujours sur le pont, s'y rinçaient abondamment le gosier avant de faire des bulles. 
C'est donc un clos chargé d'histoire qui se trouve devant moi; ça tombe bien, je ne suis pas claustrophobe. 

Derrière la grille, s'ouvre le clos, et au fond, le château du Clos de Vougeot, où ont lieu aujourd'hui les traditionnels chapitres de la confrérie des chevaliers du Tastevin (on prononce tâte- vin, ces gens là sont des tactiles).


Je n'écrirai pas un roman sur ces chapitres, mais si vous avez la chance d'y assister un jour, sachez que c'est quand même une soirée très chic et gouleyante qui va s'offrir à vous: un concentré de Bourgogne, à la fois paillarde et raffinée.

Je longe le clos et me dirige vers Chambolle-Musigny. Je cherche le meilleur caveau pour les cordons de ma bourse.

A Chambolle-Musigny, pas besoin de banque en ligne, ici, Boursot ramasse...


Quand on est passé par ici, souvent, il faut rentrer à pieds pour rentrer dans le droit chemin. Vais-je reprendre la route?

 


Bon, je ne suis pas rentré à ce rythme


Après avoir dégusté, on n'a pas fini de se Morey. La route des grands crus reprend ses droits.

Cette route des grands crus va maintenant me mener vers d'autres aventures un peu givrées.
 

J'ai longuement hésité avant de commenter cette photo. Mais je ne peux pas non plus tout gâcher..

Quand on a un Clos de Bèze de luxe à la bouche, on ne se lance pas dans la gaudriole. 
Allez, si ...pour moi, clos de Bèze... ça me rappelle ma jeunesse bordelaise.

vous vous souvenez?

Un vin de président bordelais tout ça...

Voilà ,c'est bientôt fini. Fixin est fixé. Le vélo passe Couchey. Moi non plus. Une petite visite au passage à l'église Saint-Antoine de Fixey, qui a pris racine dans le terroir local dès le Xème siècle, et reste une merveille romane avec son toit en laves et son clocher en tuiles vernissées.

Je n'oublie pas de saluer le four banal (noter que je n'essaie même pas de faire de jeu de mots avec ça, tant le lieu prête au respect)

Le four banal était au Moyen-Âge la propriété du seigneur, qui le mettait à disposition des villageois pour cuire leur pain, lesquels devaient lui payer une rétribution. Bref, c'était l'outil communautaire de l'époque. L'ubérisation au Moyen-Âge était déjà là. Le seigneur était parfois un saigneur, mais pour avoir son pain quotidien, il fallait louer le four.
Oui,  je sais ce que vous pensez, la machine à pain, c'est un progrès décisif pour l'humanité.

Je rentre à Dijon. Il moutarde de me restaurer pour retrouver un corps en parfait état.

Je suis fourbu, banal me direz vous, mais pour une coupure, j'ai fait quand même une sacré entaille à mon repos.

 

Ah, au fait, si vous voulez savoir pourquoi j'ai eu besoin en décembre de faire une coupure, vous pouvez lire ça.

 

 

A bientôt.

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Récit du 10 Décembre 2016 pour la course Saintélyon

Voir le récit : Quand Coyote a l'haï bip bip sur la Saintelyon, 14Photo(s), 40commentaire(s), 1063 lectures

Des gif pour une grande baffe

Par Benman - 09-11-2016 21:23:23 - Aucun commentaire

C'est (presque) l'hiver.

Est-ce que Mister Benman est capable de nous lire une petite histoire avant d'aller dormir?

Oh oui, une histoire, une histoire.

Mais attention, des fois les histoires de Mr Benman, parfois elles tournent pas bien.

Oh non, c'est bientôt l'hiver, on n'en veut pas des histoires tristes.

Alors une histoire comme celle de la dame perdue au fond des bois la nuit?

Non. Cette fois-ci, la nuit, on la met au début, et ensuite,  c'est l'histoire racontée en gif d'une grande baffe reçue après un ravito un peu prolongé au Belfortrail.

 

Encore une histoire finalement où j'aurai connu des hauts et des bas

Mais heureusement, les histoires de marathonien, en général finissent bien...

et on peut en retrouver une trace ici



 

Récit du 09 Novembre 2016 pour la course BelforTrail - 55 km

Voir le récit : Une bien belle aventure, 17Photo(s), 34commentaire(s), 777 lectures

Revolution

Par Benman - 17-10-2016 22:27:12 - 4 commentaires

En allumant mon ordinateur aujourd'hui, je kikoure, par habitude, et que vois-je?

Alors tout ceci me fait penser que dans les vieux souvenirs, on trouve ça!

 

 

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Récit du 26 Juillet 2016 pour la course Ultra Tour du Beaufortain

Voir le récit : Quand il nous baise, l'éclair, 34Photo(s), 33commentaire(s), 1258 lectures

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